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Estime de soi
James (1890), Cooley (1902) et Mead (1934) ont été parmi les premiers à évoquer cette notion.
Pour James, l’estime de soi est le résultat d’un rapport entre nos succès et nos prétentions dans les domaines importants de notre vie. En d’autres termes, le postulat de James est que l’estime de soi est le rapport entre ce que nous sommes (notre soi réel) et ce que nous voudrions être (notre idéal de soi). Certaines recherches empiriques montrent que plus l’écart entre le soi réel et l’idéal de soi est important, plus l’estime de soi est faible
Cooley postule qu’autrui serait un miroir dans lequel nous nous percevons et que les jugements d’autrui sur nous seraient intériorisés et créeraient les perceptions que nous avons de nous.
Mead postule, lui, que ce serait la moyenne de ces jugements qui serait intériorisée.
Le locus de contrôle (locus of control) de Rotter (1966) définit l’estime de soi comme la croyance de l’individu qu’il est acteur des évènements de sa vie (lieu de contrôle interne) ou victime (lieu de contrôle externe).
Dans la hiérarchie des besoins de Maslow (1970), l’estime de soi correspond à une double nécessité pour l’individu : se sentir compétent et être reconnu par autrui.
Le sentiment d’auto-efficacité de Bandura (2002) : Selon Bandura, le sentiment d’auto-efficacité (qui correspond à la perception selon laquelle nous pouvons mettre en oeuvre une suite d’action pour arriver à un but donné) et l’estime de soi représentent deux construits théoriques distincts. L’estime de soi peut provenir d’auto-évaluations basées sur la compétence personnelle, mais aussi sur la possession de caractéristiques personnelles investies de valeurs positives ou négatives selon la culture (statut social,…). Dans sa perspective, l’estime de soi est multidimensionnelle (travail, vie sociale,…). Il précise qu’il n’y a pas de lien systématique entre le sentiment d’auto-efficacité et l’estime de soi. Il existe des domaines qui favorisent ou défavorisent l’estime de soi. Par exemple, quelqu’un s’évaluant mauvais mathématicien mais qui n’accorde pas d’importance à cette activité ne tirerait pas de conclusion négative sur sa valeur personnelle. Inversement, une personne pourrait s’estimer compétente professionnellement, et en tirer une valeur négative par la nature de l’activité
Les travaux de Coopersmith (1967) visent à démontrer la non corrélation significative entre l’estime de soi de l’enfant et la fortune, l’éducation ou la profession de ses parents. Le seul facteur qui influencerait fortement l’estime de soi de l’enfant serait la qualité de sa relation avec ses parents.
Harter (1978) souligne l’aspect vital de l’approbation pour l’estime de soi de l’enfant, à la fois pour encourager certains comportements et comme source d’informations sur l’adéquation de ses performances. Ces renforcements positifs remplissent deux fonctions : ils apportent de la stimulation et de l’affection, de même qu’ils favorisent le processus d’indépendance et de recherche de maîtrise. La source de cette approbation se modifie avec l’âge de l’enfant : jusqu’à 3 ans, ce dernier accorderait plus d’importance à l’avis de ses parents ; puis, peu à peu, ce serait l’approbation des pairs qui serait recherchée (avec un paroxysme à l’adolescence).
Articles
- Les ateliers "vie quotidienne" // 9 juin 2010
- Projet santé des jeunes sur le territoire d’Audierne // 10 juin 2009
