CODES 29

Comité d’éducation pour la santé du Finistère

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Actions de prévention des conduites à riques chez les adolescents

mardi 8 juin 2010

Rappel des objectifs :

- Favoriser la participation des enseignants aux actions d’éducation pour la santé
- Renforcer les compétences du personnel éducatif en animation de projets
- Faciliter l’accès aux outils proposés dans le cadre du conseil méthodologique
- Valoriser les concepts d’approche globale de santé, de promotion de la santé
- Développer la capacité d’écoute des enseignants et leur apporter les ressources (relais, analyse, échange) nécessaires à l’éducation pour la santé.
- Développer des partenariats entre Inspecteur de l’Education Nationale, les enseignants et le CODES autour de projets de promotion de la santé (suite formation IA 29).

Résultats concrets attendus par rapport à ces objectifs :

Les résultats attendus portent sur la mise en place d’actions d’éducation pour la santé au sein des établissements scolaires ou des structures accueillant enfants et adolescents tels que les maisons pour tous, les centres de loisirs sans hébergement ou encore les centres sociaux. Or ces actions restent encore trop souvent déléguées à des intervenants extérieurs. Il s’agit au travers de ces objectifs de renforcer l’implication et la prise d’autonomie par les équipes de ces établissements afin de tendre vers des partenariats effectifs dans l’élaboration et la conduite des actions. Ces mesures devraient permettre d’accroître la crédibilité des messages adressés au public destinataire des actions en apportant la caution des structures.

L’action a permis de s’associer avec des professionnels d’horizon professionnel divers : enseignants, personnel de vie scolaire, animateurs socio culturels, professionnels de la prévention, professionnels des structures en addictologie, professionnel de l’action sociale. 22 rencontres d’accompagnement ont eu lieu auprès de ces professionnels relais. Structures accompagnées : IFAC, Maison pour tous Landerneau, collège diwan, CCAS Quimper, service enfance jeunesse Melgven).

Au niveau collège : 240 élèves de collège ont été vus dans le cadre d’un forum à Landerneau. Au niveau des apprentis, 200 élèves appartenant aux filières cuisine, hôtellerie et pharmacie. 14 séances ont été réalisées auprès de des publics destinataires Les actions ont privilégié les groupes d’âge susceptible d’avoir une consommation d’alcool et de toxiques (adolescents et jeunes adultes) Cette action a fait l’objet d’une évaluation auprès des publics relais et de certains bénéficiaires, certain cadre d’intervention n’ayant pas permis de réaliser une évaluation (forum). Le taux de satisfaction globale des bénéficiaires comme des publics relais est important (80% d’opinion positive). Le sentiment d’utilité est plus important auprès des publics relais que des bénéficiaires (utile ou très utile pour 80% des publics relais contre 70% pour les publics destinataires).

Concernant l’appropriation par les acteurs, seule l’action menée auprès de l’IFAC compte-tenu de sa forme permet une pérennisation et une inscription durable dans la politique d’établissement. Ceci s’est traduit par la mise et l’accompagnement d’un nouveau règlement intérieur et la mise en place d’une commission permanente au sein de l’établissement chargé des questions de santé. Les autres actions ont eu un caractère plus ponctuel à l’image des interventions réalisées dans le cadre du forum à landerneau ou de la rencontre de parents organisé par le CCAS à Quimper.

On peut noter au cours de ces actions une bonne participation des usagers et des publics relais, la liberté de parole sur les comportements d’usage et l’intérêt pratique des informations transmises. On peut cependant regretter que les actions qui se mettent en place soient encore trop souvent ponctuelles, demandant à s’inscrire dans une réflexion plus globale et dans la durée.

Si la problématique des conduites addictives est régulièrement prise en compte par les structures, les approches développées restent encore trop partielles. En effet, selon les structures, une approche est privilégiée (information des jeunes, accompagnement des publics relais, sensibilisation des familles) et il semble encore difficile de pouvoir mettre en place une action globale intégrant l’ensemble de ces dimensions au sein de structures. On peut cependant noter un net progrès dans l’ouverture des structures aux partenaires qu’ils soient issus de la prévention et du soin, ce qui devrait améliorer progressivement cette situation.