INFOSAF n°3 avril 2010
jeudi 6 mai 2010
Contexte : ce produit documentaire a été élaboré afin d’alimenter les réflexions du groupe de travail départemental "Alcool et grossesse".
Son objectif est de fournir une information actualisée sur le syndrome d’alcoolisation foetale.
ACTIONS // « Mobilisation des professionnels pour la prévention du SAF - Les actions de l’ANPAA 80 »
L’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) de la Somme développe une actions auprès de publics cibles comme les jeunes femmes et les professionnels de la périnatalité et de la petite enfance, mène entre autres dans les départements de l’Aisne et de la Somme, des actions de prévention relatives au Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF) ou à l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF), et propose des interventions aux classes de fin d’étude dans les établissements scolaires et autres organismes de formation. Son objectif est de prévenir et de prendre en charge ces incapacités ou handicaps évitables que sont le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF) ou l’Ensemble des Troubles Causés par l’Alcoolisation Fœtale (ETCAF), mais également de permettre à un très large public et notamment les jeunes femmes, d’être touché par cette action de prévention. Pour faire aboutir un projet tel que celui-ci, il faut d’abord réunir des professionnels autour de demi-journées de formation sur les quatre fondamentaux suivants : La réalité du SAF/ETCAF d’un point de vue épidémiologie, neurobiologie, et atteintes physiques, Le repérage précoce du SAF, les réseaux de prise en charge de la mère et de l’enfant, Le repérage plus tardif de l’ETCAF, le diagnostique différentiel, les prises en charge spécifiques, la prévention auprès des futures mères en milieu scolaire, dans les groupes organisés (types ateliers santé, insertion), les femmes dont un enfant est déjà atteint par le SAF ou l’ETCAF. La dernière séance est celle de la mobilisation du réseau pour intervenir de manière concertée auprès des publics cibles.
ETUDE // « L’alcoolisation des jeunes : l’apport de l’approche épidémiologique »
Derrière l’apparente discordance de leurs évolutions, les données épidémiologiques récentes dessinent une césure entre les jeunes suivant leur âge. En effet, jusqu’à 16 ans, tous les indicateurs sont orientés à la hausse, alors qu’à 17 ans, seules les ivresses augmentent, les consommations étant en baisse, rapprochant ainsi les adolescents les plus proches de la majorité de leurs homologues jeunes adultes. Toutefois, il est clair, que les modes de collecte pourraient avoir une certaine importance dans ces observations. Les indicateurs se trouvent néanmoins plutôt orientés à la hausse, confirmant d’autres sources telles que les hospitalisations pour état d’ivresse, qui ont augmenté très sensiblement ces dernières années. Mais elles permettent aussi, parce qu’elles visent avant tout la représentativité, de relativiser l’ampleur de l’alcoolisation des jeunes : ce phénomène est loin d’être une nouveauté et les consommations importantes et/ou fréquentes ne concernent pas la majorité d’entre eux. Face à l’offre d’alcool et aux opportunités de consommation, qu’elles soient liées à la culture locale ou au marketing mondial, les jeunes sont souvent pris dans des tensions et des tentations assez fortes auxquelles il leur est parfois difficile de résister. Or on sait combien la précocité de l’entrée dans l’alcoolisation reste un marqueur majeur de l’installation durable dans cette pratique.
BECK F., LEGLEYE S., GUILLEMONT J. L’alcoolisation des jeunes : l’apport de l’approche épidémiologique. Actualité et dossier en santé publique, n° 67, 2009, p. 9-15.
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Document en ligne. Disponible ici. Consulté le 16/04/2010

CAMPAGNE DE PREVENTION EN NORVEGE// « Le meilleur début une grossesse sans alcool »
La Direction de la santé norvégienne a lancé fin octobre 2009 une nouvelle campagne d’information sur les risques liés à la consommation d’alcool par la mère pendant la grossesse. Elle fait suite aux résultats d’une enquête réalisée par Synovate sur l’ensemble de la Norvège et révélant qu’une personne sur trois considère qu’une femme enceinte peut consommer une verre de vin ou de bière au cours d’un repas. Alarmées par de tels résultats, les autorités médicales norvégiennes ont décidé de réagir et de distribuer une brochure d’information intitulée “Den beste starten : Alkoholfritt svangeskap“ (Le meilleur début : une grossesse sans alcool). Le document explique notamment les risques associés à la consommation d’alcool pour le développement du foetus : dommages cérébraux, retard de croissance, accouchement prématuré.
Brochure en ligne. Disponible : ici. Consulté le 16/04/2010
 
[1] Document disponible au Codes 29

