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INFOSAF n°4 Avril-Mai 2011

mercredi 1er juin 2011

Contexte : ce produit documentaire a été élaboré afin d’alimenter les réflexions du groupe de travail départemental "Alcool et grossesse".

Son objectif est de fournir une information actualisée sur le syndrome d’alcoolisation foetale.



ÉTUDE // « Pourquoi certains enfants sont affectés par l’exposition fœtale et d’autres pas »

Une récente étude de l’École de médecine de l’Université Northwestern a fait la lumière sur les raisons pour lesquelles les fœtus ne réagissent pas tous également à une exposition à l’alcool. Si certains bébés ne connaissent aucun problème de santé lorsque leur mère consomme de l’alcool durant sa grossesse, d’autres souffriront pourtant du syndrome d’alcoolisme fœtal. Il semble d’ailleurs que les garçons y seraient plus vulnérables.

Selon les résultats de l’étude parue dans le FASEB Journal, la raison se cacherait dans les gènes. Une variation génétique donnée par la mère à son fils rendrait celui-ci plus fragile quant à la consommation d’alcool, même si elle est minime. La variation ébranlerait l’équilibre des hormones thyroïdes dans le cerveau.

MARLA Paul. Why some kids are harmed by mother’s alcohol, but others aren’t. North Western University, 03/2011. Document en ligne. Disponible : ici. Consulté 28/04/2011.

SITE SUISSE // « Un site pour venir en aide aux enfants vivant avec un parent alcoolo-dépendant »

Addiction Info Suisse lance un site pour venir en aide aux enfants vivant avec un parent alcoolodépendant. Accessible via deux adresses web, il propose deux parties (une pour les 8-12 ans et une pour les 13-20 ans) et un forum. Informations, conseils, questions fréquentes et témoignages visent à aider enfants et adolescents à mieux cerner leur situation. Ouvert de 8 à 21 h, il sera modéré tous les jours par les spécialistes de la prévention d’Addiction Info Suisse, qui dispenseront conseils ou renseignements supplémentaires. A noter par ailleurs qu’une attention particulière a été placée sur la sécurité Internet pour protéger ce jeune public.

http://www.papaboit.ch/

http://www.mamanboit.ch/

PROJET // « DAD.NET »

Une initiative consacrée aux femmes a été lancée en Italie, il s’agit de DAD.NET (femmes, alcool et drogue). Cette activité, signalée comme une priorité par le sous-secrétaire M. le sénateur Carlo Giovanardi et soutenue par le chef du Département des Politiques Anti-drogue Italien, M. Giovanni Serpelloni, dans la dernière conférence sur les drogues, est le fruit de la collaboration entre le Département, l’Institut interrégional de recherche des Nations unies sur la criminalité et la justice (UNICRI) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Plusieurs pays ont adhéré à ce projet comme la France, le Portugal, la Suède, la Grèce, l’Espagne, la Jordanie, le Maroc, l’Algérie, Israël, le Liban et l’Égypte par l’intermédiaire de leurs spécialistes nationaux. L’objectif à atteindre est, grâce à l’analyse des problèmes les plus importants, de fournir des indications pratiques dans le but de donner des réponses appropriées aux caractéristiques particulières des nécessités de soin propres au genre féminin. DAD.NET voit le jour pour les femmes et avec des traitements et des services qui leur sont dédiés. DAD.NET est dédié aux jeunes filles qui ne se droguent pas mais qui sont considérées comme vulnérables, aussi bien qu’aux jeunes filles et aux femmes qui se droguent occasionnellement, et aux femmes qui ont des problèmes de dépendance à certaines substances, et qui, même si elles sont déjà inscrites dans les services, ne reçoivent pas le type d’assistance correspondant aux problèmes exprimés. À l’adolescence les signaux qui peuplent l’univers féminin sont généralement différents de ceux qui frappent le genre masculin, et même si le nombre des sujets féminins impliqués est inférieur, les femmes deviennent rapidement plus dépendantes et subissent les effets liés à l’usage de la drogue beaucoup plus rapidement que les sujets masculins. Cela est dû au fait que dans la vie des jeunes filles, les moments de transition sont tellement significatifs et importants que la solidité physique et psychique nécessaire pour les affronter, semble parfois laisser la place à une fragilité émotive qui trouve dans les « substances illusoires » cette sensation de force éphémère pour aller de l’avant. Le manque de confiance en soi-même et le désir profond de montrer à tout prix que l’on vaut quelque chose aux autres deviennent souvent pour les femmes une porte d’accès au monde de la drogue. Faire une évaluation de la consommation occasionnelle d’alcool et de drogue chez les femmes, identifier les facteurs de risque chez les adolescentes qui ont l’occasion de frôler la dépendance, assister les femmes toxicomanes durant la grossesse à partir du moment de la conception jusqu’au sevrage de l’enfant sont quelques unes des principales indications qui ont été signalées dans les premières interventions des spécialistes internationaux durant les premières journées d’étude. La deuxième phase de travail consistera à rassembler ces données, les confronter avec les spécialistes dans le but de réussir à développer des indications spécialement dédiées aux femmes. L’initiative prévoit en outre un espace web dédié avec des spécialistes en ligne et une plate-forme de formation pour des opérateurs sanitaires.

SIMEONI Elisabetta. Editorial. Lettre de la Mildt, n°46, 04/2011. p. 1.