Définitions et concepts
Promotion de la santé :
La promotion de la santé est le processus qui permet aux populations d’améliorer leur propre santé en leur donnant les moyens d’un plus grand contrôle sur celle-ci.
La promotion de la santé, telle qu’elle est définie par la charte d’Ottawa (OMS, novembre 1986), s’organise en un certain nombre d’axes stratégiques susceptibles de permettre aux personnes et aux groupes d’améliorer leur santé :
- Elaborer une politique publique de santé
- Créer des milieux favorables, protéger l’environnement
- Renforcer l’action communautaire
- Développer les attitudes personnelles
- Réorienter les services de santé.
L’intervention de promotion de la santé peut être considérée comme une stratégie qui établit un lien entre les gens et leur environnement, et qui prend en compte à la fois les choix individuels et les responsabilités de la société dans la perspective d’améliorer la santé ».
Ce qui caractérise la promotion de la santé au sens de la charte d’Ottawa, c’est donc la participation de la population à l’action, dès la définition des objectifs de santé.
Source :VERET Jean Luc (dir.). Glossaire de l’éducation et la promotion de la santé : contribution à l’élaboration d’un langage commun. CORES Basse Normandie, 2002, p. 23-24.
Education pour la santé
L’éducation pour la santé est un processus créant avec les personnes et les groupes les conditions du développement de leurs capacités vis-à-vis de la santé, valorisant leur autonomie et leur responsabilité.
Il s’agit de l’éducation « pour » la santé… de la personne ou de la population elle-même, telle que celle-ci la conçoit et telle qu’elle choisit de la construire ; et non pas seulement telle que le projettent les professionnels ou les autorités extérieures.
L’éducation pour la santé considère la personne ou la population comme acteur de son projet de santé. Elle entraîne un positionnement particulier du savoir et du pouvoir des « éducateurs ».
L’éducation pour la santé implique, au-delà d’une information, une formation, le développement de l’expérience face aux facteurs du bien-être ou du risque. En effet, l’éducation pour la santé des individus ne peut se faire sans leur participation. C’est pourquoi elle engage un travail sur
-les représentations individuelles et sociales
-les attitudes face au risque et au bien-être
-les réactions personnelles, rationnelles et irrationnelles.
L’éducation pour la santé est un acte d’accompagnement de l’homme pris dans ses trois dimensions : du sujet individuel désirant et contradictoire, de sujet inséré dans une culture qui le modèle et le contraint, de sujet politique ; collectivement responsable et tout à la fois dépossédé des choix de société qui conditionnent la qualité de la vie.
Composante essentielle de la promotion de la santé, l’éducation pour la santé met en œuvre une démarche pédagogique qui implique les sujets. Elle renforce leur capacité à prendre des décisions concernant leur santé, aboutissant à adapter leurs comportements comme leur environnement.
Source :VERET Jean Luc (dir.). Glossaire de l’éducation et la promotion de la santé : contribution à l’élaboration d’un langage commun. CORES Basse Normandie, 2002, p. 44-45.
Prévention
Intervention qui anticipe sur le risque, sa survenue ou le fait d’y être exposé. Elle vise la réduction des risques par une intervention en amont.
Dans d’autres contextes, la prévention, c’est l’action de prévenir :
- aller au devant de quelque chose pour le détourner
- aller au devant de ce que quelqu’un peut désirer, demander
- informer, avertir par avance.
La suppression de tout risque est tout à fait illusoire. De plus, le risque peut avoir un rôle positif dans l’aventure humaine et être constitutif de l’appétit de vivre. L’objet de la prévention n’est donc pas la suppression de tout risque, mais la gestion du risque dans la vie.
La prévention implique une connaissance des risques, une maîtrise de ses causes et ses conséquences, mais aussi un arbitrage dans l’appréciation du risque et la pondération entre différents risques.
Dans une perspective éthique de respect des libertés, on ne peut décider pour les autres à leur place des risques acceptables ou non. L’objectif de la prévention se déplace alors et concerne la responsabilité face au risque.
Cette responsabilité s’exerce à l’échelle individuelle comme à l’échelle collective. Elle concerne en particulier les inégalités face aux risques.
Dans cette optique, le rôle des techniciens de santé n’est pas de définir seuls quels risques sont acceptables ou non, mais de favoriser les conditions qui permettent aux individus, aux groupes et aux décideurs d’exercer et d’assumer leurs choix.
Comme la santé, la prévention touche d’une part l’être humain et ses comportements, et d’autre part son environnement et la manière dont il peut le modifier.
Source :VERET Jean Luc (dir.). Glossaire de l’éducation et la promotion de la santé : contribution à l’élaboration d’un langage commun. CORES Basse Normandie, 2002, p. 47-48.
Sommeil
Le sommeil du nouveau-né et lors du premier mois de vie diffère de celui de l’enfant de 1 à 6 mois ; celui de l’enfant de 1 à 6 mois de celui de l’enfant de 6 mois à 4 ans ; et ce dernier de ceux de l’enfant de 4 à 12 ans et de l’adolescent. Le sommeil se construit de la naissance à l’âge adulte ».
SourceMATEO-CHAMPION M-F. Mieux connaître le sommeil des enfants et des adolescents. Ed. Solal, 2008. 79 p.
CHEZ LE FŒTUS
Le terme approprié pour désigner le sommeil du fœtus est le cycle « activité-repos ». Ce qui explique que le fœtus dort et pas forcément en même temps que sa mère. L’organisation du sommeil chez le fœtus varie au cours de son développement. Après 36 semaines de gestation (8ème mois environ), la structure du sommeil est quasi-identique à celle retrouvée chez le nouveau-né ou le petit nourrisson.
CHEZ LE NOUVEAU-NE A TERME
Les 2 premières années d’un enfant sont primordiales pour sa vie de futur « dormeur ». Au cours de cette période se développent les premières caractéristiques du sommeil, déterminantes pour un bon sommeil à l’âge adulte.
Les principales caractéristiques du cycle des stades de sommeil et de vigilance du nouveau-né sont les suivantes :
- une durée globale du sommeil de 16 à 17 heures par 24 heures
- des cycles de sommeil très nombreux : 18 à 20 heures par 24 heures
- une répartition des cycles sur toute la journée : matin, après-midi, début ou fin de nuit (les parents disent souvent que le bébé « confond le jour et la nuit »)
- des états de sommeil équivalent à ceux de l’adulte
- une structure du sommeil qui évolue de 2 à 4 stades (comme chez l’adulte) aux alentours de l’âge de 3 mois.
CHEZ L’ENFANT
L’évolution du sommeil se fait par étapes.
- Dès 3 mois : le sommeil agité fait place au sommeil paradoxal (stable) rencontré chez l’adulte. Le sommeil calme laisse la place au sommeil lent
- A partir de 6 mois : les endormissements, se font en sommeil lent comme chez l’adulte et le grand enfant
- A 9 mois : la structure du sommeil ressemble à celle de l’adulte à peu de chose près et le sommeil devient rapidement stable au cours des 4 premières heures
- Entre 9 mois et 6 ans : disparitions progressives des siestes.
Les caractéristiques du sommeil changent. Une première partie de la nuit est presque exclusivement composée de sommeil lent, profond accompagné de réveils incomplets. Une seconde partie présente des éveils brefs accompagnant chaque changement de cycle. On observe alors une stabilisation du sommeil paradoxal et une augmentation du sommeil lent.
- Entre 6 et 12 ans : le sommeil est stable et les réveils sont très brefs.
A L’ADOLESCENCE
L’organisation du sommeil nocturne de l’adolescent est proche de celle de l’adulte. Les grands bouleversements hormonaux et les modifications comportementales qui surviennent à cette période ont un impact non négligeable qui se traduisent par :
- une diminution importante du sommeil lent profond (le plus récupérateur) au profit du sommeil lent léger.
- un décalage de phase éventuel : couchers et levers tardifs en raison du travail scolaire abondant, sorties plus fréquentes et opposition à la famille.
- Des contraintes horaires (cours, rythme scolaire, etc.) non compatibles avec le besoin de sommeil accru des adolescents, qui peut les mettre dans un état de « manque » de sommeil quasiment chronique (le déficit étant évalué environ à 2h par jour en période scolaire).
Les conséquences possibles des anomalies du sommeil chez les adolescents :
- une irritabilité augmentée : colères fréquentes et insolence par exemple
- des envies de bouger sans cesse ;
- des troubles de la concentration, de l’attention, une difficulté à élaborer des projets ;
- un manque de lucidité vis-à-vis des actes commis (prises de risques inconsidérés, comportements à risque).
Ces effets disparaissent lorsque l’adolescent peut dormir suffisamment et avec des horaires compatibles avec son activité.
Source :Passeport pour le sommeil. Institut du sommeil et de la vigilance, 32 p.
D’autres définitions sont disponibles sur le site Internet de l’Inpes (http://www.inpes.sante.fr/) :
Bases documentaires / Bases de concepts / Interroger la base.